Un projet de l’association E.L.L.S.A

E.L.L.S.A, basée à Achères, œuvre depuis 2010 pour restaurer le lien social en prônant un retour à l’autonomie de familles en difficultés par le biais de l’alimentation. Elle tient une épicerie solidaire, une AMAP et un espace pédagogique pour les ateliers.

En 2018, la commune d’Achères a mis à disposition un terrain de 7 Ha à l’association pour déployer le projet Intégraterre.

Au commencement

Créé en août 2017, le projet Intégraterre a été conçu et imaginé par Alice Bauchet et Ria Ehrlich, respectivement ingénieure et architecte.

Passionnées par les nouvelles pratiques agricoles, Alice et Ria se sont formées aux techniques de la permaculture afin d’en découvrir les rouages dans l’objectif de transmettre à leur tour.

Une friche sur la plaine d’Achères

A partir de 2007, le terrain a été laissé à l’abandon et l’enfrichement végétal a commencé. Comme de nombreuses zones d’Achères, le terrain a été exploité pour son sable. Une carrière de sable se tenait ici entre 1966 et 2007.

Le terrain a été exploité en deux temps : au Nord, puis au Sud. Au Nord, la terre est évacuée et des déchets de construction ont été utilisés pour remblayer. Au Sud, la terre végétale initiale (sans son sable) a été remise en place.

Une zone agricole

Avant de devenir une carrière en 1966, le terrain était une zone maraîchère. La plaine d’Achères accueillait une importante activité maraîchère aux XIXe et XXe siècle, qui connu son apogée quand lorsque le Baron Haussmann décida d’en faire la zone d’épandage des eaux usées de Paris. L’idée d’épandre les eaux usées a été envisagée à partir de 1876. Les boues, riches en azote, servaient alors de fertilisants à la terre.

Au terme d’un siècle de cette pratique, on constate que les terres sont contaminées par les métaux lourds. En 1999, l’épandage est stoppé et un arrêté préfectoral interdit la production de toutes cultures légumières et aromatiques en pleine terre.

Consciente des enjeux liés à l’histoire du site, l’association a réalisé des analyses de sol et ne cultive que sur la partie Nord du terrain, non polluée. Plus d’information sur l’expérimentation ici.